25.2.09

La sociedad del columnista muerto

La muerte de una persona siempre es una buena excusa para reflexionar. Se muere un columnista mediocre pero bien conectado, por ejemplo, y los titulares de todos los periódicos anuncian al unísono una pérdida invaluable para el periodismo colombiano.

Díganme si eso no los pone a pensar.

Luego viene el show de las eulogías llorosas y los discursos imbéciles, y con todo esto arrecia el hedor agrio que expele el olimpo de las figuras públicas nacionales. Todo el poder, todos los bandos visibles que se disputan (casi que en guerra si no en guerra abierta) el gobierno, resultan cordialmente reunidos, como en un club —como en el club exclusivísimo que en últimas conforman—, alrededor de una figura sin mayor mérito más allá de ser hijo de su padre, ejemplo vivo y descarado del peor nepotismo. Un señor que en sus columnas mal escritas nos transmitía la opinión de la burguesía sonsa, sus malos gustos y sus chismorreos, nada más.

Y se supone que su muerte es una noticia importante.

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A ver qué tal sale el de la crucifixión.

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23.2.09

Reincarnations

His big break arrived with the coming of the theological movies. Once the formula of making films based on the puranas, and adding the usual mixture of songs, dances, funny uncles, etc., had paid off, every god in the pantheon got his or her chance to be a star. When D.W. Rama scheduled a production based on the story of Ganesh, none of the leading box-office names of the time were willing to spend an entire movie concealed inside an elephant's head. Gibreel jumped at the chance. That was his first hit, Ganpati Baba, and suddenly he was a superstar, but only with the trunks and cars on. After six movies playing the elephant-headed god he was permitted to remove the thick, pendolous, grey mask and put on, instead, a long hairy tail, in order to play Hanuman the monkey king in a sequence of adventure movies that owed more to a certain cheap television series emenating from Hong Kong than it did to the Ramayana.
S. Rushdie, The Satanic Verses

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22.2.09

Convención de Ginebra













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21.2.09

Mutation?

Yessir, but not random. Up there in air-space, in that soft, imperceptible field which had been made possible by the century and which, thereafter, made the century possible, becoming one of its defining locations, the place of movement and of war, the planet-shrinker and power-vacuum, most insecure and transitory of zones, illusory, discontinuous, metamorphic, — because when you throw everything up in the air anything becomes possible — wayupthere, at any rate, changes took place in delirious actors that would have gladdened the heart of old Mr Lamarck: under extreme enviromental pressure, characteristics were acquired.
S. Rushdie, The Satanic Verses
(A veinte años de la infame fatwa asesina)

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20.2.09

Sopa de zanahoria asada

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19.2.09

Potaje vegetariano de Juan Antonio y Natanya

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18.2.09

What a luxury, indeed.

Hoy al regresar de Tasse-Livre, el café donde trabajamos de vez en cuando, leímos juntos un capítulo de On Cats, de Doris Lessing. Yo estaba en el sofá. Mónica en una silla del comedor frente a mí. Plinio descansaba en la silla contigua atento también a la lectura. Mónica le acariciaba la espalda. Él, en respuesta, movía la cola y ronroneaba suavecito de vez en cuando.

Ahora mismo, mientras escribo esta breve nota, duerme a mi lado hecho un ovillo de pelo. Cuando me levante de la silla para ir a la cama me seguirá. Dos minutos después de acostarme se subirá a la cama y pedirá pista para meterse él también entre las cobijas.

Son nuestras rutinas.
What a luxury a cat is, the moments of shocking and startling pleasure in a day, the feel of the beast, the soft sleekness under your palm, the warmth when you wake on a cold night, the grace and charm even in a quite ordinary workaday puss. Cat walks across your room, and in that lonely stalk you see leopard or even panther, or it turns its head to acknowledge you and the yellow blaze of those eyes tells you whan an exotic visitor you have here, in this household friend, the cat who purrs as you stroke, or rub his chin, or scratch his head.

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16.2.09

Man on Wire, de James Marsh


(Comentario sobre Man on Wire)

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Sopa de tortilla

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14.2.09

JCVD, de Mabrouk El Mechri


(Comentario sobre JCVD)

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JCVD (2): C'est pas un film, c'est une réalité.

Voilà... ce film c'est pour moi, ouai, on est là, toi et moi... mmh... pourquoi t'as fait ça? ou pourquoi j'ai fait ça? tu m'as donné mon rêve je l'ai demandé et je t'ai promis quelque chose en échange je l'ai pas encore délivré... toi t'as gagné, moi j'ai perdu... à moins que... le parcours que tu me donnes est un parcours fait d'embuches où la réponse se donne avant la question, Ah! oui, je fais ça, maintenant je comprends pourquoi je fais ça, ça c'est la cure de ce que j'ai vu là: c'est mathématique... ça fait beaucoup de sens pour les gens qui le comprenne... donc l'Amérique, la pauvreté, le vol pour bouffer, suivre producteurs, acteurs, movie stars, aller le soir dans les boîtes de nuit espérant voir une movie star avec les photos, les karatés, magazines de karaté, c'est tout ce que j'avais moi, je parlais pas anglais, mais je m'étais entrainer pendant 20 ans au karaté, parce que moi j'étais pas comme ça, ça, ça c'est moi... aujourd'hui, avant j'étais maigre, petit, chétif, et j'ai commencé le karaté donc le dojo, le respect, on croit les gens quand ils vous disent: oss! c'est le samouraï, c'est droit, c'est pas le mensonge, alors ce mec là en Amérique.. c'est pas la même chose, on vous dit pas oss, on vous dit parfois dans ce show business: we're gonna fuck him, et j'ai cru au gens, j'ai cru au dojo, et j'ai été blessé, et j'ai eut beaucoup de wife. J'ai toujours cru à l'amour, c'est dur pour une femme quand elle a 3 enfants de dire lequel j'aime le plus, une mère, si tu as 5,6,7.. 10 femmes dans ta vie, elles ont tous quelque chose de spécial mais les gens se foutent de ça dans les "peut être" médias. La drogue: quand on a tout, on a fait le tour du monde, quand on a fait les hôtels, on est la prima donna du pentouse, penthouse, de chaque hôtel dans chaque monde entier, les voyages, on veut quelque chose de... supplémentaire et à cause d'une femme, parce que c'est l'amour, j'ai essayé quelque chose, je suis tombé dedans... Van Damme, la bête, le tigre de la cage, l'homme "Bloodsport" est tombé dedans, j'étais déchiré mentalement, physiquement, à un point que... je m'en suis sorti, je m'en suis sorti, mais tout ça c'est là, tout ça c'est là, qu'est-ce que j'en ai bavé. Et j'ai vu des gens qui sont plus pauvre que moi, je suis monté de pauvre à riche, et je me suis demandé pourquoi on est pas tous comme ça, comme moi, pourquoi les privilèges, moi j'suis un mec comme un autre, ça fait mal au cœur de voir des gens... qui n'ont pas ce que j'ai, en sachant qu'ils n'ont pas ce que j'ai, et aussi en sachant qu'ils ont des qualités beaucoup plus ÉNORME que moi, c'est pas ma faute si j'étais câblé pour être une star, je l'ai demandé, je l'ai demandé avec beaucoup de croyance, quand on a 13 ans, on croit aux rêves et ben on me l'a donné, et moi encore aujourd'hui... qu'est ce que j'ai fait pour cette terre? RIEN, j'ai RIEN fait! et là j'vais peut être mourir dans cette... poste, en espérant de me refaire ici en Belgique, dans mon pays, dans mes racines, me refaire avec mes parents, me reprendre une santé... pour gagner, alors j'espère que dans cette poste, y'a pas un con qui va tirer la gâchette, c'est con de tuer des gens, ils sont tellement beaux, mais je prie pour ça Dieu, aujourd'hui... j'y crois, c'est pas un film, c'est une réalité, une réalité... j'en ai eut des choses, je suis né en Belgique mais je suis un garçon de la terre, j'ai beaucoup voyager, c'est très difficile pour moi de juger les gens, et c'est très difficile pour les gens de ne pas me juger mais de m'accuser... ouai, un truc comme ça...

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JCVD (1): Osss!!! C'est le Samuraï!

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11.2.09

Introducción a la teoría de modelos de los números p-ádicos (Bogotá, Marzo 2009)


(clic)

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10.2.09

Homicidios (Evidencias del Trauma Perimortem)

El 11 de abril de 2002 doce miembros de la asamblea departamental del Valle del Cauca (Colombia) fueron secuestrados por las FARC.

El 18 de junio de 2007 once de ellos fueron masacrados por sus captores.

Alberto Quintero Herrera

Una herida de disparo en el miembro inferior derecho, del frente al intermedio, distal 1/3
Tres heridas de bala al lado derecho del pecho, de izquierda a derecha
Una herida de bala en el miembro superior derecho, de izquierda a derecha.
Tres disparos de bala en el pecho, del frente hacia la espalda.
Una herida de bala desde los genitales al pecho, lado derecho, de abajo arriba, del frente a la espalda.

Carlos Alberto Barragán López

Dos heridas de bala en la cabeza, del frente a la espalda.
Dos heridas de bala en el pecho, de atrás hacia adelante, hacia abajo.
Una herida de bala en el brazo izquierdo, de atrás hacia adelante.
Herida de bala en el antebrazo derecho, dirección incierta.
Herida de bala en el tercero y cuarto dedos, dirección incierta.
Herida de bala en la espalda, dirección de atrás adelante, hacia abajo.

Carlos Alberto Charry Quiroga

Herida de bala en la cabeza, de izquierda a derecha,
Dos heridas de bala en el pecho, de abajo a la derecha.
Herida de bala en la espalda, de abajo hacia la izquierda.
Herida de bala en la mano izquierda, entrada rodeado por punteos. Dirección desde atrás hacia adelante.
Herida de bala en muslo derecho, dirección de atrás hacia adelante.

Jairo Javier Hoyos Salcedo

Una heridas de bala en el pecho, de izquierda a derecha, atrás hacia adelante, con perforación en el corazón.
Un disparo de bala en el abdomen, de abajo arriba, desde el frente hacia la espalda.
Tres heridas de bala en la pelvis, de atrás hacia adelante.
Dos disparos de bala en ambos pies, de atrás hacia adelante.
Una herida de bala en la nalga derecha, de abajo hacia arriba.

Héctor Fabio Arismendy Ospina

Tres heridas de bala desde el hombro izquierdo al pecho, de izquierda a derecha, de arriba hacia abajo, con perforación en la aorta.
Una herida de bala en el antebrazo derecho.

Nacianceno Orozco Grisales

Herida de bala en el hombro izquierdo, parte trasera, hacia abajo.
Herida de bala en el costado derecho, dirección de izquierda a derecha.
Herida de bala en el costado izquierdo, dirección de izquierda a derecha.
Herida de bala en la nalga derecha, hacia abajo a la derecha.
Dos heridas de bala en el abdomen, hacia abajo a la derecha.
Heridas de bala en el muslo derecho, hacia arriba de la izquierda.
Herida de bala en la canilla izquierda, del frente hacia atrás.

Rufino Varela Cobo

Dos heridas de bala en el pecho, hacia arriba a la izquierda, ligeramente hacia atrás.
Herida de bala en el hombro izquierdo, hacia abajo.
Herida de bala en la espalda, hacia arriba ligeramente adelante.
Herida de bala en el brazo izquierdo, dirección adelante hacia la derecha.
Herida de bala en el muslo izquierdo, desde adelante hacia la izquierda.
Herida de bala en la rodilla derecha, hacia arriba.

Francisco Javier Giraldo Cadavid

Aproximadamente seis heridas de bala fueron encontradas en la espalda y el parte dorsal inferior, de atrás hacia adelante, de la derecha a la izquierda, y de abajo hacia arriba. Dos de los cuales penetraron el abdomen y el pecho.
Seis heridas de bala en el codo derecho, antebrazo y muñeca.
Aproximadamente tres heridas de bala de proximidad 1/3 del muslo derecho, del frente hacia atrás, derecha a izquierda, abajo hacia arriba.

Ramiro Echeverry Sánchez

Tres heridas de bala en el pecho y espalda, de derecha a izquierda, sólo tejido superficial, involucró el homoplato derecho y algunas costillas.
Dos heridas de bala en el pecho y abdomen, de derecha a izquierda, con daño en las vértebras.
Una herida de bala en el antebrazo, distal 1/3.
Un cepillo de dientes (cabeza grande, terminación frágil) fue encontrado en la boca de la víctima.

Édinson Pérez Nuñez

Herida de bala en la parte trasera de la cabeza, desde la derecha a la izquierda.
Herida en bala en la espalda, hacia abajo a la derecha, ligeramente hacia arriba.
Herida de bala en el antebrazo derecho, de atrás hacia adelante.
Herida de bala en el antebrazo derecho, hacia abajo.
Herida de bala en la mano derecha, de atrás hacia adelante.
Herida de bala en el pulgar derecho, de atrás hacia adelante.
Herida de bala en el dedo anular derecho, de atrás hacia adelante.
Herida de bala en la canilla derecha, hacia arriba a la derecha, ligeramente hacia atrás.

Juan Carlos Narváez Reyes

Heridas de bala en el hombro izquierdo, hacia arriba a la derecha, ligeramente hacia atrás.
Dos heridas de bala en el antebrazo derecho, hacia arriba.
Dos heridas de en el lado derecho de la espalda, de derecha a izquierda.
Dos heridas de bala en la parte posterior del muslo izquierdo, hacia arriba.
Herida de bala en la nalga derecha, de derecha a izquierda.
Dos heridas de bala en la parte anterior y lateral del muslo izquierdo, hacia arriba.
Dos heridas de bala en la canilla derecha, hacia arriba.
Dos heridas de bala en la canilla derecha, hacia arriba.
Dos heridas de bala en el pie izquierdo.

(Fuente: Reporte de la Comisión Forense Internacional: La muerte de los diputados colombianos.)

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9.2.09

Alvin y las ardillas, de Tim Hill


(Comentario sobre Alvin y las Ardillas)

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8.2.09

Algunas notas sobre Alexander Grothendieck (4): La vie mathematique en Republique Democratique du Vietnam (Otro enlace)


(pdf)

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7.2.09

Smart People, de Noam Murro


(Comentario sobre Smart People)

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6.2.09

Zach and Miri make a porno, de Kevin Smith


(Comentario sobre Zach and Miri make a porno)

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Encuentros en el fin del mundo, de Werner Herzog


(Comentario sobre Encuentros en el fin del mundo)

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5.2.09

Mendieta, Murillo, Donato, Duarte, Moncayo... (Las negrillas son de todos)

Mi saludo es para quienes compartieron conmigo estos 2.760 días de cautiverio en la selva. Yo diría 2.760 noches. Compartieron ese sufrimiento pero no todavía la alegría del regreso. No voy a hablar de grados, sino que todos los colombianos vean el sufrimiento que hay detrás de ellos. Luis Mendieta, no como el general sino como el esposo de Maria Teresa, el papá de Jenny y José Luis, el hijo de don Alfredo y doña María; dejó a Jenny cuando estaba tal vez iniciando bachillerato, hoy ella es una profesional. Cuando se habla del capitán Murillo no nos dice nada eso. Yo he oído las listas que con mucha frecuencia mencionan los medios, pero los colombianos deben saber qué hay detrás de esas listas. A Murillo le decimos allá champion, campeón nacional de esgrima, el hermano de Emiliano, de Milena, de William, el hijo de doña Robertina y don Luis Enrique. Todas son historias, son seres humanos maravillosos. Costó mucho trabajo dejarlos. Estaba con William Donato Gómez, de Sogamoso, el hijo de don Tiberio que creo que cumplió algo así como 84 años el pasado 20 de enero. Está firme buscando la libertad de su hijo, aquí está con su esposa María del Carmen buscando la libertad de su hijo, todos tenemos que rodearlo para que eso sea posible. El profesor Moncayo, tantos esfuerzos que se han hecho. Cada historia, la gente de meta, Carlos José Duarte, pescador que buscó un modo de salir adelante con su familia, con su esposa gloria, su hija y su hijo carlos Andrés. Él tenía tal vez un añito cuando cogieron a Carlos José, hoy ya está en los 11. La hija no había empezado bachillerato y ya hoy Carlos José es abuelo. Fue abuelo en cautiverio, por Dios.
Alan Jara, libre

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Fantasma

Me levanto temprano, antes de que salga el sol. La vecina saca el perro a las seis, el perro ladra mientras esperan el ascensor y esos ladridos me levantan. Desde que llegué a este lugar no necesito despertador.

Cuando estábamos vivos mi mujer me despertaba antes de irse a trabajar. Usualmente no me daba cuenta cuando dejaba la cama pero sí la sentía acercarse y darme un beso antes de salir. Olía a ducha. A veces me daba un beso, a veces me daba dos. Me gustaban esos besos. Eran una buena manera de empezar el día. Luego yo levantaba a la niña y la acompañaba al colegio.

Por las mañanas salgo a comprar el pan. Compro media barra cada día, es suficiente. No necesito hacer dieta pero si como mucho pan me lleno de aire. La señora de la panadería dice que debería dejar de usar mi chaqueta con este calor, pero prefiero no arriesgarme. Además, en la casa siempre hace frío.

Durante el día leo los diarios. Me gustan las noticias deportivas y las columnas de opinión. Me gusta también que últimamente se tomen en serio lo paranormal. Antes había que buscar revistas especializadas para enterarse de los descubrimientos y lo avances, para hacer consultas, pero ahora lo paranormal está en todas partes. Eso está bien. Me gusta que sea así.

Hoy leí en el periódico la historia de un señor que visita la tumba de su hija en el cementerio todas las tardes al regresar del trabajo. A raiz de la muerte de su hija su mujer lo dejó. El cementerio queda lejos de su casa, al otro lado de la ciudad, pero de todas maneras el señor sale de su trabajo en el supermercado, toma su bicicleta y pedalea hasta el cementerio. Dice que le gusta hablar con su hija, que lo hace sentirse mejor, menos solo. Le cuenta cosas de su vida. Ella no le responde pero a él le gusta hablar. El señor le pregunta a La Doctora si está haciendo algo mal.

Alguna vez yo también le escribí una carta a La Doctora pero ella nunca me respondió. Tal vez escribí mal su dirección. Tal vez no hice la pregunta apropiada. La Doctora elige las preguntas más interesantes y siempre responde cosas muy sabias. Al señor del cementerio le dijo que tuviera paciencia, que su hija le hablaría cuando tuviera algo que decir. A la mujer que persiguen los gatos le recomendó que se mudara a otra ciudad.

Me pregunto si los vivos nos leen.

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4.2.09

Morcilla Dream (91): Aux Pommes.

La morcilla nunca se ve bien en las fotos (ni en el plato). Esa es una de sus principales virtudes.

Comer morcilla requiere un salto de fe. O dos.

Comer morcilla por primera vez es un sacrificio. Un compromiso. Un acto de confianza en el otro rural, abstracto.

Comer morcilla por segunda vez es una obligación moral.

He ahí la sabiduría: Bienaventurados los ciegos, porque de ellos será el reino de los ciegos.

Lo mismo aplica a los vampiros.

Ejemplo:
Today at Aylesbury crown court, another member of this band of thieves faces a custodial sentence after admitting the theft of £232,880-worth of extremely rare books from one of the most powerful financiers in the world, Sir Evelyn de Rothschild. It is a case that has until now received no publicity. Like Jacques, 59-year-old David Slade is a well-educated and highly knowledgeable loner, but also the former president of the Antiquarian Booksellers Association in the UK, and a dealer who has sold internationally since he was 17.
(clic)
Otro ejemplo:
Sea la función meromórfica definida (soy burdo, lo sé) mediante una extensión analítica apropiada de la serie . Note que es holomorfa en ( es un polo simple con residuo .) Note, también, que para todo entero negativo par. Llame a estos puntos los ceros triviales de . Observe, finalmente, que si es un cero no trivial de , entonces . Saque sus propias conclusiones. Esto está aquí sólo para confundir.
En la carnicería a la derecha de mi casa anuncian la morcilla fresca en un tablerito blanco a la entrada. Se agota antes de mediodía.

En Barcelona, hace un par de semanas, comimos deliciosas morcillas de Burgos en la Bodega Sepúlveda. No nos dieron pan.

Insultante.

En la carnicería a la izquierda de mi casa no venden morcilla. Se autodenominan Kosher-Halal.

Si en algún lugar de este mundo triste hay esperanza, por cierto, la esperanza se encuentra en las carnicerías Kosher-Halal.

Pero no busquéis morcillas ahí, amadísimos hermanos. La morcilla no está junto a la esperanza sino donde perdéis toda esperanza. En el Carrefour, por ejemplo. O en la carnicería a la derecha de mi casa, donde se acaba Lyon y se inicia Villeurbanne.

La morcilla, es su esencia, no puede ser purificada.

Esa es otra de sus principales virtudes.

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3.2.09

Anagrams, por Lorrie Moore

I bought big stretchy bras—one size fits all, catches all, ropes all in and presses all against you. I started to think of myself as more than one organism: a symbiotic system, like a rhino and an oxpcker, or a gorgonzola cheese.
Hay un experimento psicológico que se puede hacer tras la lectura de Anagrams. El experimento, tal y como lo imagino, indaga la manera como la proximidad física de dos narraciones en un libro fuerza unificaciones en piezas en principio independientes.

El sujeto debe leer el libro. Tiene una tarde. Anagrams consta de cuatro relatos de longitud variable: El primero de ellos, Escape from the Invasion of the Love Killers, alcanza apenas seis páginas. El segundo, Strings Too Short to Use, dura veintiseis. El tercero, Yard Sale, catorce. Y Water, el cuarto y último, se extiende por ocho. En el índice del libro los títulos conforman una escalera descendiente hacia ninguna parte.

En Escape from the Invasion of the Love Killers conocemos a Benna y Gerard («Gerard Maines lived across the hall from a woman named Benna, who four minutes into any conversation always managed to say the word penis.») A Gerard le gusta Benna. Ella es cantante. Él trabaja como instructor de aeróbicos para niños. Gerard se sienta en su bañera a escuchar a Benna bañarse del otro lado de la pared. A veces conversan. El final es agrio y extraño, pero más extraño aún es descubrir que Strings Too Short to Use también cuenta la historia de un tal Gerard y una tal Benna que se quieren y son vecinos y conversan a través de la pared del baño. En ese momento el título del libro empieza a tener sentido, pero el impacto aturde de cualquier manera.

Ya se imaginan lo que pasa en el tercero y el cuarto. De nuevo Gerard y Benna. A veces juntos, a veces amigos. A veces apenas conociéndose, a veces despidiéndose. Los cuentos son independientes. No hay manera de organizarlos cronológicamente, no tendría sentido —plantean incluso situaciones que se contraponen—, pero es inevitable pensar que Benna y Gerard (y Eleanor) son de alguna manera siempre las mismas personas así en un cuento el profesor de aeróbicos sea él y en el segundo sea ella (aunque no de niños sino de viejos). Así en algunos el amor nunca llegue y en otros el amor se vaya. Así Anagrams sea sobre todo un juego de narrativas combinatorias. O tal vez precisamente por eso.

Anagrams podría ser una novela compuesta por capítulos no sólo independientes sino excluyentes sobre lo que pasa cuando es posible trascender las barreras del multiverso y conversar a través de ellas como otros conversan a través de la pared del baño.

O bien podría ser sólo cuatro cuentos que comparten algunos elementos sueltos en común.

O bien podría ser cualquier otra cosa.

El sujeto decide.
"You know what poetry is about?" said Eleanor. "The impossibility of sexual love. Poets finally don't even want genitals, their own or anyone else's. A poet wants metaphors, patterns, some ersatz physics of love. For a poet, to love is to have no lover. And to live"—she raised her wine glass and failed to suppress a smile—"is to have no liver."

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1.2.09

Desaparición (Ejemplo Ilustrado)





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